201907.31
0

Les Dauphins de la côte provençale

Le « whale watching », est une nouvelle pratique consistant en l’observation des mammifères marins. Cette pratique se développe de plus en plus sur les côtes françaises.

Les dauphins sont de nature très curieux, il n’est donc pas rare de les croiser en mer. Néanmoins, il est important que vous preniez conscience que cet environnement n’est pas le vôtre mais le leur.


Différentes espèces

Il existe différents spécimens de dauphin en Méditerranée. Le dauphin bleu et blanc est le cétacé le plus abondant du bassin liguro-provençal. Ce delphinidé de petite taille est reconnaissable à sa pigmentation gris bleuté (foncé sur le dos) à gris très clair et blanc (flanc et ventre). Le Stenella coeruleoalba, de son nom scientifique, est majoritairement observable au-delà de fonds de 500 mètres. C’est pourquoi il n’est pas rare de les croiser sur le secteur maritime de la baie des anges, au large de la promenade des anglais. Mais cet animal très curieux s’observe quelque fois dans des zones moins habituelles telles que la baie d’Antibes. Très sociable il se déplace par bandes de 10 à 40 individus.

En Méditerranée, on estime la population à 250 000 individus mais ils restent parmi les plus menacé par les activités humaines.

Les règles à respecter

Un code de bonne conduite a été mis en place afin de cadrer la pratique consistant à observer des mammifères marins et notamment les dauphins. Ce code est disponible dans son intégralité sur Sanctuaire Pelagos.

Retenez que lorsque vous avez la chance d’avoir les dauphins qui rejoignent le bateau, profitez de l’instant, sans tenter de les toucher directement ou à l’aide d’un instrument. Il est également interdit de tenter de se baigner à proximité ou de les nourrir.

Les menaces sont déjà nombreuses

Les dauphins malheureusement sont souvent victime de captures accidentelles par les filets de pêche. Les petits dauphins bleu et blanc du fait de leur petite taille, sont l’espèce la plus touchée. En effet on estime à près de 250 spécimens, capturés chaque année entre 2000 et 2005.

Les activités humaines de la saison estivale ne sont pas sans danger pour les cétacés. En effet, la côte provençale possède une forte attractivité touristique qui entraine une perturbation des mammifères marins.

Un programme de recherche intitulé « IMPACT-CET®«  a été lancé afin de mieux comprendre et gérer ces interactions. Celui-ci vise à cartographier et à quantifier l’intensité du trafic (fréquence et densité) par rapport aux zones d’habitats préférentiels des animaux. Des solutions seront alors proposées.

L’équipe Rent My Boat vous tiendra informé.